Pour entretenir les allées d'un cimetière sans herbicide, le choix du matériel dépend d'abord du revêtement. Sur les surfaces dures et les joints, une brosse mécanique rotative arrache la végétation installée. Sur le gravier et le stabilisé, il faut plutôt des outils de travail superficiel du sol : herse, rabot ou sarcleuse. Le désherbage thermique complète ces deux familles, sans les remplacer. Dans tous les cas, la réglementation française exclut désormais les produits chimiques classiques dans les cimetières.
Que dit la réglementation en France pour les cimetières des collectivités ?
La loi Labbé du 6 février 2014, renforcée par la loi de transition énergétique de 2015, interdit depuis le 1er janvier 2017 aux personnes publiques d'utiliser des produits phytopharmaceutiques pour entretenir les espaces verts, promenades, forêts et voiries accessibles ou ouverts au public. Au départ, les cimetières n'étaient pas couverts par cette interdiction. L'arrêté du 15 janvier 2021 les a ajoutés, avec les columbariums, à compter du 1er juillet 2022.
Cette interdiction connaît des exceptions. Restent utilisables les produits de biocontrôle, les produits qualifiés à faible risque et ceux dont l'usage est autorisé en agriculture biologique. D'autres dérogations existent, notamment pour la lutte contre certains organismes nuisibles réglementés. Chaque situation reste particulière : pour un doute sur un produit ou une dérogation, le plus sûr est d'interroger la DRAAF ou de consulter les textes publiés par le ministère de l'Agriculture.
En pratique, ces exceptions restent étroites et beaucoup de produits de biocontrôle agissent surtout sur la partie aérienne des plantes. C'est pourquoi les services techniques se tournent vers des solutions mécaniques et thermiques, en les associant souvent à une réflexion sur l'aménagement des allées elles-mêmes.
Un distributeur de matériel pour collectivités près de Roanne
Dans la Loire, Innovations et Paysage est une SAS fondée en 1995 et installée depuis 2002 à Saint-Nizier-sous-Charlieu, près de Roanne. Elle distribue des matériels spécialisés pour les professionnels des espaces verts, de l'agriculture, de la forêt et pour les collectivités, issus de fabricants européens et de sa propre marque IP Matériels, avec un univers dédié aux travaux communaux et au désherbage. Son site présente aussi une rubrique de matériel de travail du sol, utile pour situer les familles d'outils avant de demander conseil.
- Sept univers de matériels, dont les travaux communaux (désherbage), les travaux paysagers et le fauchage-broyage.
- Une vente qui passe par un réseau de plus de 1 000 revendeurs en France et à l'export.
- Des essais de machines sur le terrain menés par une équipe commerciale, sur demande de devis ou de démonstration.
- Un service technique et un SAV.
- Un catalogue à télécharger et un espace réservé aux revendeurs.
Quel matériel choisir selon le revêtement des allées du cimetière ?
Un cimetière n'est presque jamais homogène. Allée centrale en enrobé, contre-allées gravillonnées, inter-tombes en terre ou en sable : chaque surface appelle un outil différent. Le premier travail consiste donc à cartographier les revêtements et à mesurer les largeurs de passage, car l'espace entre deux sépultures limite souvent la taille des machines.
Surfaces dures, pavés et joints : la brosse mécanique
Sur l'enrobé, le béton désactivé ou les pavés, la brosse rotative reste l'outil de référence. Ses fils métalliques, parfois en nylon pour les surfaces fragiles, arrachent la végétation logée dans les joints et le long des bordures. Elle existe en version poussée, autoportée ou montée sur porte-outils. Points de vigilance : les projections de débris près des monuments, l'usure des joints sableux et la nécessité de ramasser les déchets après le passage.
Gravier, sable et stabilisé : le travail superficiel du sol
Une brosse disperse le gravier au lieu de le nettoyer. Sur ces allées, on travaille plutôt les premiers centimètres du sol : herse à dents souples, rabot de piste, sarcleuse ou bineuse. L'objectif est de déraciner les jeunes plantules et de remettre la surface à niveau en un seul passage. Ces outils donnent les meilleurs résultats quand ils passent tôt, sur des herbes encore peu développées, et régulièrement.
Pour les inter-tombes étroites, les outils manuels gardent toute leur place : binette, couteau à joints ou outil à lame oscillante permettent d'intervenir là où aucune machine ne passe.
Le désherbage thermique en complément
Le thermique regroupe plusieurs techniques : flamme directe au gaz, rampes infrarouges, eau chaude, vapeur ou mousse chaude. Toutes provoquent un choc qui fait éclater les cellules de la plante. Elles détruisent bien les parties aériennes, mais les vivaces à racines profondes repartent, ce qui impose des passages répétés. Dans un cimetière, la flamme demande une vigilance particulière à proximité des fleurs artificielles, des couronnes et de la végétation sèche. Les systèmes à eau chaude écartent ce risque, au prix d'un matériel plus lourd et d'une consommation d'eau et d'énergie à anticiper.
Mécanique ou thermique : quelle approche pour entretenir un cimetière ?
Les deux approches ne s'opposent pas vraiment : elles répondent à des surfaces et à des stades de pousse différents. Le tableau ci-dessous résume leurs usages.
| Critère | Brosse mécanique | Travail superficiel du sol | Thermique |
|---|---|---|---|
| Surfaces adaptées | Enrobé, béton, pavés, joints | Gravier, sable, stabilisé, terre | Surfaces dures et joints, bordures |
| Action sur la plante | Arrachage | Déracinement des plantules | Destruction des parties aériennes |
| Stade idéal | Végétation installée | Jeunes pousses | Jeunes pousses |
| Contraintes | Projections, usure des joints | Passages réguliers, largeur des allées | Passages répétés, risque d'incendie pour la flamme |
Beaucoup de communes combinent ces outils dans un plan de gestion différenciée : brosse sur l'allée principale, herse sur les allées gravillonnées, thermique en finition le long des bordures. Certaines vont plus loin et revoient l'aménagement lui-même, en enherbant les allées secondaires ou en végétalisant les inter-tombes avec des couvre-sols bas. Une herbe tondue demande alors une tondeuse ou une débroussailleuse plutôt qu'un désherbeur, et change aussi le regard des familles sur un cimetière moins minéral.
Avant d'investir, une démonstration sur place reste le meilleur moyen de vérifier qu'une machine passe dans les allées et donne le résultat attendu. C'est le principe que propose Innovations et Paysage, depuis Saint-Nizier-sous-Charlieu, avec des essais sur le terrain et une vente par ses revendeurs.
Questions fréquentes
Une commune peut-elle encore utiliser un désherbant dans son cimetière ?
Depuis le 1er juillet 2022, les produits phytopharmaceutiques classiques y sont interdits. Restent possibles les produits de biocontrôle, ceux à faible risque et ceux autorisés en agriculture biologique, ainsi que certaines dérogations prévues par les textes. La DRAAF peut confirmer la situation d'un produit précis.
La brosse mécanique convient-elle aux allées en gravier ?
Elle est peu adaptée : elle disperse les gravillons et creuse la surface. Sur ces allées, une herse, un rabot ou une sarcleuse travaillent le sol sans déplacer le revêtement.
Le désherbage thermique suffit-il à lui seul ?
Rarement. Il détruit les parties aériennes mais laisse les racines des vivaces, qui repoussent. Il donne de meilleurs résultats en complément d'un outil mécanique, sur de jeunes pousses.
Comment limiter le temps passé au désherbage ?
En intervenant tôt et régulièrement, en adaptant chaque outil à son revêtement et en repensant les surfaces les plus difficiles : enherbement des allées secondaires, végétalisation des inter-tombes ou acceptation d'une végétation spontanée maîtrisée.